C'est à chaque fois vers toi que mes pensées se tournent.
Présente à jamais dans ma si vieille et pesante mémoire,
Tu me couvres délicatement de ton manteau de lumière.
Comme une vague délivrée de son écume,
Mon âme fascinée n'aspire qu'à te suivre dans l'Univers céleste.
Elle monte lentement grâce aux fils de la toile que tu as tissée,
Sans amertume, ni regrets, tel le sage qui a su se retirer
Dans les montagnes sinueuses de la Vérité.
La roue de la Vie n'appartient qu'à tes partisans,
Ceux qui savent que tout est recommencement.
Toi, la Mort, tu n'as rien de funeste :
Telle une mère qui protège son enfant,
Tu nourris de bonheur ma douce et chaude aura.
Tu me guides sans cesse vers une sphère inconnue
Où je pourrai désormais renaître et reconquérir
Tout ce qui m'a troublée, ceux que j'ai fait souffrir.
Toi seule détiens le secret de l'Eternité,
Et quand bien même tu ne serais qu'illusion,
Je continuerai de parler de l'Amour
Pour toujours en ton nom.
Entre la Vie et toi, il n'y a aucune distinction.
Passé ou avenir, tout cela n'est qu'impression.
La définition de la Vie ne se trouve que dans le
Dictionnaire de la Mort ...
